Εκθεσις λαογραφικής ερεύνης είς περιοχας του Νομοΰ Πέλλης (Μακεδονίας) (29 Ίουν.-18 Ίουλ. 1961).

Part of : Επετηρίς του Λαογραφικού Αρχείου ; Vol.13-14, 1960, pages 374-388

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Pages:
374-388
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Rapport sur une mission folklorique au département de Pella en Macédoine, (29 juin-18 juillet 1961)
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L'auteur rend compte des résultats de sa mission, réalisée entre le 29 juin et le 18 juillet 1961, dans les villages du département de Pella en Macédoine nord-ouest, à savoir: Edessa, Nissi, Amissa (jadis Ostrovo), St Athanase, Sarakini, Prómachi, Sossandra, Ida, Loutrâki, Margharita et Flamouriâ. Le matériel recueilli dans 585 pages grand format in 8°, comprend, en plus du texte, 70 chansons et danses folkloriques enregistrées au magnétophone. L'auteur, se basant sur ce matériel, remarque que les coutumes du culte populaire, les traditions folkloriques et les manifestations de la vie sociale et autres sont en étroite liaison avec la vie populaire folklorique des autres régions helléniques, même des régions les plus éloignées, comme les îles de Crète et Chypre. Ainsi, la coutume connue en Thrace et au Dodecanese de la réunion d'un groupe d'enfants, la matinée du Ier mars, qui, en tenant une hirondelle en bois, chantent une chanson du printemps, est également répandu dans cette région (Amissa, St Athanase, Loutrâki et Margharita). Cette coutume est, comme on sait, une survivance de la Grèce antique (voir Athénée VIII, 60). Très répandue aussi dans la région visitée est la coutume selon laquelle les mères lient, le ior mars, au poignet des petits enfants des fils blancs et rouges, coutume mentionnée déjà comme populaire par Jean Chrysostome (voir plus haut, p. 377). La fête de St Georges prend une importance particulière dans la vie populaire. Elle est liée aux coutumes pastorales et agricoles, comme p.ex. regorgement, au cours de la fête, d'animaux dont la viande est distribuée gratuitement aux pèlerins etc. Le soir de la veille de cette fête, les portes des maisons sont ornées de fleurs et on dessine, avec du fumier de boeuf, des croix sur les portes. Cette dernière coutume tious rappelle une coutume analogue de l'antiquité qui avait lieu pendant les Anthestéria (Άνθεστήρια) en Attique. Les actes relevant du culte des morts des samedi et au dimanche de la Pentecôte sont semblables aux coutumes des autres pays helléniques, comme aussi les croyances relatives aux «jours-mois» (μερομήνια) pendant les premiers six ou douze jours du mois d'août. L'auteur parle ensuite de la bénédiction des premiers raisins (le 6 août), de Regorgement des porcs à la veille de la Noël, et d'autres coutumes. Concernant le domaine du culte populaire sont mentionnés: 1) St Spyridion, protecteur des agriculteurs. 2) St Stylianos, protecteur des enfants qui meurent immédiatement après leur naissance. 3) Le Prophète Élie, le Saint de la pluie. 4) Les Sts Anargyres, comme médecins. Le jour de leur commémoration (ier juillet), au village de Nissi, on sacrifie un animal qu'on cuit et distribue aux habitants, pour protéger les enfants contre les épidémies. 5) St. Modeste, qui est considéré comme le protecteur des animaux contre les maladies, etc. Le culte antique du serpent comme protecteur de la maison survit aussi dans cette région, comme, d'ailleurs, dans tous les Balkans. A l'Est du village Promachi, il y a une pierre appellee «Pierre du serpent» où se déroulent des actes superstitionnels, par des femmes stériles désireuses d'enfanter. Parmi les pratiques funéraires, on mentionne la déposition par terre du mort après son décès et l'habitude de placer sur sa bouche une «obole» (une pièce de monnaie) ou de mettre de l'argent dans ses poches. Ensuite on mentionne des coutumes agricoles de la fin de la moisson. Pour éviter les maladies épidémiques des animaux, on les fait passer pardessus un feu (feu de bois) récemment allumé. Avant de fonder un nouveau village, on fait labourer par la charrue le terrain choisi, habitude qui remonte à l'antiquité (Plut, Rom. 1). La croyance panhellénique aux Fées est aussi répandue dans cette région, comme celle concernant les Parques, qui fixent le destin de chacun le troisième jour de sa naissance (voir ci-haut, p. 383-84). Des légendes recueillies on mentionne: a) celle d'Alexandre le Grand et de l'eau immortelle ; b) celle de la fondation de la petite chapelle de St Georges au nord-est du village St Athanase; c) celle de la peste, se présentant sous l'aspect d'une femme, etc. Cette croyance est témoignée déjà à partir du 3ème siècle de notre ère. L'auteur finit par remarquer que la vie sociale traditionnelle dans cette région, malgré les influences inévitables, surtout linguinstiques, provoquées par son voisinage avec le monde slave pendant la période de l'esclavage de ce pays sous la domination des Turques, présente une grande unité et s'accorde parfaitement avec celle du reste du monde hellénique.
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