Έκθεσις λαογραφικής ερεύνης εις τήν περιοχήν βορείως τής Κοζάνης (Δυτ. Μακεδονίας) (7 Αύγουστου - 1 Σεπτ. 1967).

Part of : Επετηρίς του Κέντρου Ερεύνης της Ελληνικής Λαογραφίας ; Vol.20-21, 1967, pages 347-359

Issue:
Pages:
347-359
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Rapport de la mission folklorique dans la région nord de Kozani (Macédoine du Sud) du 7 août au 1 septembre 1967
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L'auteur publie les résultats de sa mission folklorique aux villages Ermakià et Kardia que se situent au sud-ouest de Vermion et à Test de la ligne Kozani-Ptolemais, dans le Macédoine du Sud. Les habitants sont en majeure partie d'agriculteurs et d'éleveurs des bestiaux. Malgré les destructions et autres maux, qu'ils ont subies, durant des siècles de la part des turcs, albanais et bulgares, qui învahissaient leur partie, ils maintiennent encore les anciens aspects de leur vie et les coutumes traditionnelles helléniques. De cette région exploré, l'auteur a noté dans un cahier (in 80 grand format) de 436 pages diverses informations relatives aux aliments, aux costumes, à l'habitation populaire, à la vie pastorale et agraire, au culte, à la magie et croyances de superstition, à la divination, la météorologie populaire, l'astrologie, la médecine populaire, les croyances et coutumes relatives à la naissance, le baptême, le mariage et la mort. Egalement il a enrigestré sur bandes de magnétophone 55 chansons et danses populaires et 10 contes. En étudiant le matériel réuni on remarque qu'anciennement l'habitation populaire avait de deux côtés de l'entrée centrale deux chambres, bâties en dehors du principal bâtiment et qui servaient aux habitants comme une forteresse pour repousser les attaques éventuelles des bandits, des turcs, bulgares ou autres énémies. Si le visiteur, qui battait la porte centrale la nuit était l'identifié comme étant un énemie, les habitants de la maison tiraient sur lui des dos. Si on n'arrivait pas a le viser de là, recourraint dans une cachette qui se trouvait entre les poutres du toit. Le toit était construit de tel façon qu'il était impossible de discerner soit de dehors, soit de dédans la cachette d'où on tirait. L'auteur mentionne la croyance de culte populaire de Δωδεκαημέρου (de douze jours, du 25 décembre au 6 janvier) selon laquelle les Καλικάντζαροι (êtres démoniaques qui aparaissent durant cette période) tâchent de scier les trois colonnes sur lesquelles la terre est posée. On raconte que ces trois colonnes sont les trois Hiérarques. Le carnaval et les travestissements sont fêtés la veille du 1er de l'an. On honore également les Sts Mina, Tryphon, Georges, Athanase, Nicolas, Eleftére, Siméon, Nicânor, le Prophète Elie et Ste Paraskevi. Parmi les légendes, qui circulent oralement, les plus répandues, sont celles qui se rapportent à Alexandre le Grand et son cheval. Dans plusieurs endroits on montre les traces du Bucéphale. Il a noté égalemant deux récits, relatifs à l'abolition du coutume inumaine de mettre à mort les viellards pour prouver leur sagesse. Parmi les croyances de magie, il a noté celle de «doudoula» (περπερούνας) par laquelle on invoque la pluie, pendant les périodes de sécheresse. Les croyances relatives à la naissance, le mariage et la mort correspondent à celles de la plus part des régions du pays. On croit également ici que la troisième nuit de la naissance de l'enfant viennent les Moiras (les Fées) pour fixer son destin. Pour apaiser les Moiras, les parents dresent cette nuit une table pleine des mets. Enfin, on croit que les âmes après la mort sont conduites par l'Archange Michel, au milieu du ciel où ils sont jugées.
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