Εννοια και σκοπός τής Λαογραφίας

Part of : Επετηρίς του Κέντρου Ερεύνης της Ελληνικής Λαογραφίας ; Vol.24, 1975, pages 11-39

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11-39
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Signification et objectif des études folkloriques
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Dans cet article, l'auteur tente de définir le contenu et les limites des études folkloriques au sein des sciences humaines, ainsi que les objectifs qu'elles se proposent. 11 expose tout d'abord les idées développées par les Anglais W. Thoms, G. Gomme, Gh. Burne et E. Hartland au milieu du siècle dernier sur la signification des études folkloriques (folklore), sur les liens qu'elles entretiennent avec les sciences qui leur sont apparentées et sur les buts principaux qu' elles se donnent. L'auteur souligne la confusion, existant toujours dans certains pays, au sujet de la délimitation entre études folkloriques, ethnographie et ethnologie. En ce qui concerne la signification des études folkloriques, il s'appesantit sur la théorie des «survivances» de traits culturels anciens dans les cultures modernes, théorie avancée par les Anglais E. Tylor et A. Lang; il mentionne et critique la théorie sur les observations folkloriques de A. Nutt; puis il insiste sur les progrès de l'école anthropologique anglaise avec son principal représentant G. J. Frazer et expose les critiques faites à la théorie des «survivances» par les folkloristes grecs N. G. Politis et St. Kyriakides. Il mentionne ensuite les points de vue exprimés en Allemagne à l'époque de Herder mais surtout à celle de Riehl, soulignant le fait que c'est dans ce pays qu'est mise au point la définition la plus précise du terme «études folkloriques » (Volkskunde). A ce propos, il expose notamment les théories de K. Weinhold, de A. Hauffen, de E. Hoffmann-Krayer, de A. Stack, de A. Dieterich, de E. Mogk, de J. Meier, de H. Steinthal, de H. Naumann, de A. Bach, de E. Fehrle et de A. Spanier. Il ne manque pas non plus d'exposer les théories avancées dans d'autres pays, par d'autres chercheurs jusque dans la dernière décennie, comme par exemple, celles de W. Bascom, S. Erixon, St. Thompson, E. Lindgren, A. Marinus, F. Boas, E. Evans-Pritchard, R. Redfield, G. Foster et de Br. Malinowski. Plus loin il consacre un long développement aux débats qui se sont déroulés en France depuis le siècle dernier sur le contenu et les objectifs des recherches folkloriques. Sont évoquées les vues de J. Bédier, de P. Sébillot, de A. van Gennep et d'autres chercheurs, ainsi que celles de Cl. Lévi-Strauss. Suit l'exposé des opinions du folkloriste suisse R. Weiss et tout ce qui concerne la représentation cartographique des données folkloriques (Atlas ethnographique). L'auteur poursuit avec l'exposé des idées concernant le folklore et l'ethnographie développées en Roumanie et partir de 1909 par 0. Densusianu, idées qui rejoignent celles d'A. van Gennep; puis sont examinées les dernières theories sur le «fonctionnement» et la «structure» des phénomènes folkloriques, ainsi que sur les recherches de folklore «sociologisantes». Enfin, l'auteur développe largement les théories des folkloristes grecs comme N. G. Politis, St. Kyriakides, G. Mégas et d'autres chercheurs plus jeunes, qui ne s'intéressent pas seulement aux études de folklore proprement dites, mais aussi aux problèmes théoriques plus généraux qui s'y rapportent.
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